LES INVASIONS ETRANGERES : PUNITION DES PEUPLES HERETIQUES !

LES INVASIONS ETRANGERES : PUNITION DES PEUPLES HERETIQUES !

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2015/08/26/les-invasions-etrangeres-punition-des-peuples-heretiques/

Il y a de bonnes raisons de penser que les invasions étrangères sont une punition permise par Dieu pour punir les peuples apostats. En de nombreux endroits de l’Ancien Testament, Dieu punit les peuples impies, ou le peuple d’Israël lorsque celui-ci était infidèle à l’Alliance par de telles invasions.

Il y a tout lieu de penser que cette punition est toujours risquée par les peuples apostats de la Nouvelle Alliance. Comme nous allons le voir, pratiquement tous les peuples ayant été catholiques puis cessé de l’être ont connus diffé- rentes invasions non-chrétiennes ou extra-européennes; ce qui fut rarement le cas des peuples fidèles à la foi catho- lique.

Saint Salvien (390, mort vers 484), fête le 22 juillet évoque cette hypothèse. Né sur les bords du Rhin, marié, puis prêtre, moine à Lérins et à Marseille ; apologiste et moraliste. Il a laissé des Lettres et deux ouvrages : De gubernatione Dei (Du gouvernement de Dieu) et Adversus avaritiam (Contre l’avarice) où il fait un tableau satirique des mœurs de la société romaine au Ve siècle, auxquelles il oppose la pureté de mœurs chez les barbares. Et il voit dans les invasions barbares, conformes à un plan de la Providence, le salut du peuple romain.

1° l’Empire romain : l’empire romain devenu en majorité arien et débauché fut largement envahi par les huns au Vème siècle. Ces derniers furent au passage arrêtés par la piété de sainte Geneviève devant Paris et par celle de saint Léon le Grand en Italie. Ce même empire romain, toujours en majorité arien et débauché fut complétement détruit par les peuples barbares peu après.

2° les peuples ariens après la chute de l’Empire romain : les peuples d’Afrique du Nord et de la péninsule ibérique, restés ariens après la chute de l’Empire romains furent submergés et conquis (définitivement pour l’Afrique du Nord de- venu musulmane, temporairement pour la péninsule ibérique redevenu catholique) par les arabo-musulmans aux VIIème et VIIIème siècles.

3° les diverses sectes orientales : tous les peuples orientaux adhérant aux anciennes hérésies tels le monophy- sisme, le nestorianisme et autres professant diverses hérésies des premiers siècles (dont l’Arménie et l’Egypte) furent envahis par les arabo-musulmans ou les turcos-musulmans.

4° les peuples orthodoxes : tous les peuples orthodoxes furent conquis par les arabo-musulmans, les turcos- musulmans ou les mongols. Il y a également fort à parier que la prise de Constantinople par les Turcs fut permise par Dieu pour les punir de leur schisme et de leurs hérésies. En effet, à la suite du schisme, les ‘orthodoxes revinrent deux fois à la foi et à l’unité catholiques : en 1274 les Grecs revinrent à la saine doctrine lors du IIème concile de Lyon mais retombèrent dans l’erreur peu après. Ils reconnurent à nouveau le Filioque lors du Concile de Florence après qu’un car- dinal latin leur eût cité une sentence de St. Épiphane, qui était l’un des Pères de l’Église grecs très vénéré par les Orien- taux. Les schismatiques revinrent à la vérité aussi parce qu’il leur fut montré que les décrets du VIème concile général furent falsifiés par des grecs : ce concile enseignait le Filioque ! Les véritables actes du IIIème concile de Constanti- nople conservés par les Latins, portent la mention « Credimus et in Spiritum sanctum Dominum, el vivificatorem. ex Patre Filioque procedentem »; tandis que dans les exemplaires détenus par les Grecs, on lit seulement « ex Patre proceden- tem ». Lors du concile de Florence (où se réunissaient Grecs et Latins), le cardinal Julianus fit remarquer cette omission. Julianus tenait ses informations d’Emmanuel Caleca, sorte pe « transfuge » grec converti en 1396 à l’Église latine et ro- maine (information trouvée dans Baronius : Annales Ecclesiaslici, anno 680). Les Grecs, afin de nier le Filioque, retranchèrent la préposition « ex » d’un écrit de St. Grégoire de Nysse (information trouvée dans Mgr Paul Guérin : Les conciles généraux et particuliers, Bar-le-duc 1872, t. Il, p. 557).

Ils souscrivirent donc la formule suivante : « Donc au nom de la sainte Trinité, du Père, du Fils et du Saint-Esprit, avec l’approbation de ce saint concile universel de Florence, NOUS DÉFINISSONS CETTE VÉRITÉ DE FOI afin qu’elle soit crue et reçue par tous les chrétiens, et qu’ainsi tous le professent : que le Saint-Esprit est éternellement du Père et du Fils (ex Patre el Filio), et qu’il tient son essence et son être subsistant du Père et du Fils à la fois et qu’il procède éternel- lement de l’un et de l’autre comme d’un seul principe et d’une spiration unique » (concile de Florence : bulle Laetentur caeli, 6 juillet 1439).

Mais après le concile, les Grecs retournèrent à leur hérésie. Et il n’est pas déraisonnable de penser que la chute de Constantinople qui intervint seulement 9 ans après cette ultime trahison fut permise par Dieu comme puni- tion !

En effet que les Grecs aient été châtiés par Dieu pour avoir nié le Filioque ressort aussi d’une révélation privée du bienheureux Constant de Fabriano (mort en 1481). Il faisait d’instantes prières pour que les musulmans n’envahissent point Constantinople. Mais Dieu lui révéla alors qu’il allait permettre l’invasion turque, en vue de châtier les schismatiques grecs, coupables d’avoir nié le Filioque. En effet, Constant avait la coutume de réciter tous les jours l’office des morts et d’y joindre très souvent le Psautier. Il assurait ne l’avoir jamais achevé sans obtenir la grâce qu’il demandait. Les Turcs, à cette époque, s’avançaient vers Constantinople. On le pria de dire le Psautier, pour détourner ce fléau qui alarmait la chrétienté; mais il affirma que l’ayant plusieurs fois commencé, il n’avait jamais pu l’achever; ce qui lui faisaient penser que Dieu permettait qu’il en soit ainsi, pour montrer qu’il voulut punir les Grecs de leurs multiples séparations de l’Église

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catholique. L’événement prouva bientôt que sa conjecture était vraie. Par ailleurs, ce saint religieux connut aussi d’avance les maux que devait éprouver sa patrie et les annonça longtemps avant l’époque à laquelle ils se furent sentir.

De plus, la chute de Constantinople eut lieu en 1453 le 29 mai qui était cette année-là le jour de la Pentecôte, jour de la fête du Saint-Esprit, Saint Esprit qui faisait justement l’objet de l’hérésie de grecs !

5° le cas de la Russie : certains objecteront que ce n’est pas le cas de la Russie; et bien en réalité, si : les mongols sont passés comme dans du beurre à travers le Russie qui fut dominée par les tatars musulmans durant les trois siècles qui suivirent.

Plus récemment, la Russie, libérée de la domination musulmane mais persécutant toujours l’Eglise catholique. Pour en savoir plus, je conseil de lire Persécution et souffrances de l’Église catholique en Russie : ouvrage appuyé sur des documents inédits, paru en 1844. Il y a aussi l’exemple scandaleux de l’abbé apostât GUÉTÉE, René-François de son prénom de baptême et Wladimir (prononcé Vladimir) de son prénom d’apostat. Un prêtre catholique, passé au schisme d’Orient. Il se rebella contre la Papauté et écrivit à son sujet une série de livre d’une nullité théologique et historique affli- geante pour tout catholique un tant soit peu formé à la question. Il se converti à l’orthodoxie russe. Il fut élevé au titre de docteur en Théologie par le métropolite de Moscou Philarète Drozdov et décoré par le tsar Alexandre II !!!

Ce pays connu 72 ans de tyrannie communiste…

En revanche, la vague s’est toujours heurtée aux peuples et Rois catholiques ! Après la soumission des peuples ariens, les musulmans furent arrêtés par le peuple et le roi franc catholique à Poitiers en 732 ; et après la soumission des peuples ‘orthodoxes’ de l’ancien empire byzantin, les Turcs furent arrêtés par l’empire catho- lique d’Autriche à Vienne en 1529 et 1683. La Pologne catholique fut même protégée par la Sainte Vierge contre les assauts des hérétiques luthériens aux XVIIème siècle et des communistes en 1920, lire l’histoire détaillée en Annexe I. Plus récemment, la même Vierge Marie sauva la France du communisme, certainement en raison de son vieux fond catholique, malgré l’apostasie de beaucoup, lire l’histoire complète en Annexe II.

Voici trois textes dans leurs ordres chronologiques. Le premier et le troisième furent écrits par Dom Prosper Guéran- ger (1805-1875), Abbé de l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, autorité reconnue en matière de liturgie, inspirateur du Mouvement liturgique, restaurateur de la messe tridentine en France au XIXème siècle et fameux ultramontain. Le deu- xième le fut par le Cardinal Pie (1815-1880), grand évêque de Poitiers, monument de la littérature contre-révolutionnaire, défenseur du Règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ et lui aussi, immense ultramontain.

Ces trois textes mettent en relief l’apostasie de peuples autrefois catholiques et les invasions qu’ils connurent. Ils font cette remarque pour avertir leur peuple – le peuple français – que s’il ne revient pas à son Dieu, il connaîtra le même sort. En effet, beaucoup de français étaient déjà hérétiques, voire apostats déjà à l’époque, et beaucoup de croyants étaient déjà ramollis dans leurs efforts…

Ces avertissements ne furent pas entendus et l’apostasie de la Foi continua en France. Cette même France connu vite trois invasions : en 1870, 1914 et 1940 par les allemands. Elle est aujourd’hui envahie d’une autre manière par les musulmans.

Cet article a deux objectifs :

1° fournir un argument apologétique en faveur de la Sainte Eglise Catholique : ceux qui la rejettent sont envahis, ceux qui y restent fidèles sont préservés et

2° tirer la sonnette d’alarme, tant pour les catholiques français que pour catholiques de tous les peuples de la terre : priez, faites des sacrifices dans votre vie, évangélisez, c’est le seule moyen d’éviter l’invasion de vos pays par l’islam ou les guerres civiles ! Voici les textes :

DOM PROSPER GUÉRANGER, 4 JUIN 1858

Instruit à l’école des saintes Écritures, l’historien chrétien sait que l’asservissement des peuples sous le joug de fer de la conquête est à la fois un châtiment du Ciel pour les prévarications d’un peuple, et un exemple terrible don- né aux autres nations

N’en doutons pas, l’islamisme n’est point simplement une révolution d’Arabes qui s’ennuient sous la tente, et auxquels un chef habile a imprimé une surexcitation qui les pousse tout à coup à la conquête des villes les plus luxueuses de l’Orient. Non ; mais Dieu a laissé prévaloir pour un temps l’antique ennemi de l’homme, et lui a permis de choisir un organe à l’aide duquel il séduira les peuples, en même temps qu’il les asservira par le glaive. De là, Mahomet, l’homme de Satan, et le Coran, son évangile. Or, quel est le crime qui a poussé ainsi à bout la justice de Dieu, et l’a portée à abandonner ces peuples à un esclavage dont nous ne prévoyons pas encore la fin ? L’hérésie est ce crime odieux, qui rend inutile la venue du Fils de Dieu en ce monde, qui proteste contre le Verbe de Dieu, qui foule aux pieds l’enseignement infaillible de l’Église. Il faut qu’il soit puni et que les nations chrétiennes apprennent qu’un peuple ne s’élève pas contre la parole révélée sans s’exposer à voir châtier, même dès ce monde, son audace et son ingratitude. Alors succombent et Alexandrie, second siège de Pierre et Antioche, où il siégea d’abord, et Jérusalem, qui

. C’est bien le moins, en effet, qu’un chrétien comprenne ce que comprenait un barbare, une es-

pèce de sauvage, Attila, en un mot, qui se définissait lui-même le Fléau d’un Dieu qu’il ne connaissait même pas.

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garde le tombeau glorieux. Dans ces villes fameuses, il y a bien encore un peuple que l’on a vu tantôt orthodoxe, tantôt hérétique, au gré de ses patriarches ; la servitude qu’ont déchaînée les blasphèmes de cette autre population plus nom- breuse qui suit les dogmes impies de Nestorius et d’Eutychès, vient envelopper ces restes catholiques d’une église autre- fois si florissante, comme les eaux du déluge engloutirent les pécheurs repentants avec la foule des méchants que Dieu avait résolu de perdre, comme la peste, quand Dieu la lance sur un pays, moissonne à la fois les amis de Dieu et ses ennemis.

Le flot s’arrête devant Constantinople et n’inonde pas encore les régions qui l’avoisinent. L’empire d’Orient, devenu bientôt, l’empire grec, est mis à même de profiter de la leçon. Si Byzance eût veillé à la foi, Omar n’eût visité ni Alexan- drie, ni Antioche, ni Jérusalem. Un délai est accordé ; il sera de huit siècles ; mais lorsque Byzance aura comblé la me- sure, le croissant vengeur reparaîtra. Ce ne sera plus le Sarrasin, il est usé ; mais le Turc, et Sainte-Sophie verra badi- geonner ses images chrétiennes et peindre par-dessus les sentences du Coran, parce qu’elle est devenu le sanctuaire du schisme et de l’hérésie. Mais nous reviendrons sur Byzance. À l’époque que nous repassons, le Sarrasin, après avoir asservi les trois villes saintes, plonge jusqu’à l’Arménie, dont le peuple a embrassé l’erreur monophysite ; il se jette sur le littoral de l’Afrique, souillé par l’arianisme, et d’un bond il arrive en Espagne. Il en sortira de force, car l’hérésie n’est plus là : il faudra seulement du temps. Quant à son audace de pénétrer jusque sur le sol français, il l’expiera durement dans les champs du Poitou. L’Islam s’était trompé ; là où l’hérésie ne règne pas, il n’y a pas place pour lui. En re- tour de cette prouesse, il recevra dans la Péninsule plus d’une visite de ce Charles-le-Grand, toujours orthodoxe et tou- jours vainqueur, qui, en chevalier du Christ, vient en aide à ses frères d’Espagne. Arrêtons-nous ici, après avoir salué la justice de Dieu sur l’hérésie et reconnu la vraie cause des triomphes de l’islamisme, et l’unique raison de la permission divine à laquelle il doit d’avoir existé, de n’avoir pas été une secte obscure et éphémère au fond de l’Arabie.

HOMÉLIE DU CARDINAL LOUIS-ÉDOUARD PIE, LE 8 NOVEMBRE 1859, DANS LA CATHÉDRALE DE NANTES

À l’époque qui nous occupe (à la fin du VIIe siècle), il avait paru sur la terre, depuis bientôt deux siècles, un fils de Bélial, à qui il était réservé de tenir en haleine la chrétienté tout entière durant une période de plus de mille ans.

L’islamisme, «religion monstrueuse» dit Bossuet dans son beau panégyrique de saint Pierre Nolasque, «reli- gion qui se dément elle-même, qui a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes», et j’ajouterai, pour tout attrait ses excitations voluptueuses et ses promesses immo- rales, l’islamisme avait déjà envahi d’immenses contrées.

Que le schisme, que l’hérésie tombassent sous ses coups, c’était un grand malheur sans doute : toutefois c’est la loi de l’histoire et c’est un ordre accoutumé de la Providence que, pour punir les peuples pervers, Dieu se sert d’autres peuples plus pervers encore ; et cette mission, l’islamisme en était investi pour longtemps.

Mais voici que la chrétienté n’est plus seulement atteinte dans ces races dégénérées qui ont décomposé en elles le principe de la vie par l’altération du principe de l’unité et de la vérité : c’est l’Europe dans ses parties les plus vitales, c’est le cœur même des races catholiques qui est menacé ; c’est le boulevard de l’orthodoxie, c’est le royaume très chrétien, c’est la France, et, derrière le rempart de la France, c’est la métropole du christianisme, c’est le monde entier qui aura tout à redouter de ces nouveaux et implacables barbares.

Ils ont franchi les Pyrénées, ils se sont rués sur nos belles provinces du midi, ils ont étanché la soif de leur glaive dans le sang de nos frères orthodoxes, ils s’avancent jusque dans la Bourgogne; leurs traces sont marquées par le feu et par le sang, mais surtout par la profanation et l’impiété. Nul bras n’ose entreprendre de les arrêter…

DOM PROSPER GUÉRANGER : L’ANNÉE LITURGIQUE ; JEUDI DE LA SEXAGÉSIME (1880)

Dieu promit solennellement à Noé de ne plus envoyer contre la terre coupable le terrible châtiment du déluge ; mais sa justice l’a contraint plusieurs fois, pour punir les nations révoltées, de recourir à un moyen sévère, et qui présente plus d’une analogie avec le déluge ; il a déchaîné contre les peuples le fléau des invasions ennemies.

L’histoire en présente, dans tout son cours, la suite effrayante ; et toujours la divine Providence s’est justifiée dans ses œuvres. Les invasions étrangères ont été toujours amenées par les crimes des hommes, et il n’en est pas une seule qui n’atteste la suprême équité par laquelle Dieu gouverne le monde.

Nous ne rappellerons point ici la succession de ces grandes catastrophes dont le récit forme, pour ainsi dire, les an- nales de l’humanité, ces conquêtes, ces extinctions de races, ces pertes de nationalités, ces fusions violentes de peuples, dans lesquelles tout un passé est submergé. Qu’on se rappelle seulement les deux grands faits de ce genre qui ont désolé le monde depuis l’ère chrétienne, et qu’on adore la justice de Dieu.

L’empire romain avait accumulé les crimes jusqu’au ciel ; l’adoration de l’homme et la licence effrénée des mœurs avaient été portées par son influence au dernier degré dans les nations qu’il avait perverties. Le Christianisme pouvait sauver les hommes dans l’Empire, mais l’Empire lui-même ne pouvait devenir chrétien.

Dieu le voua au déluge des barbares, et il disparut sous les flots de l’invasion qui montaient toujours, jusqu’à ce qu’ils eussent couvert les sommets dorés du Capitole. Les farouches exécuteurs de la vengeance céleste avaient eux- mêmes l’instinct de leur mission, et ils prenaient le nom de Fléaux de Dieu.

Plus tard, lorsque les nations chrétiennes de l’Orient, celles qui avaient transmis aux Occidentaux le flambeau de la foi qu’elles ont laissé s’éteindre chez elles, eurent assez fatigué la justice divine par les sacrilèges hérésies dont elles défiguraient l’auguste symbole de la foi, Dieu déchaîna sur elles, du fond de l’Arabie, le déluge de l’Islamisme qui engloutit les chrétientés premières, sans épargner même Jérusalem, teinte du sang et témoin de la résurrection de

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l’Homme-Dieu. Antioche et Alexandrie avec leurs Patriarcats s’abîmèrent dans l’ignominie de l’esclavage, en attendant que Constantinople à son tour, ayant lassé la patience divine, devînt elle-même le siège du Croissant.

C’est notre tour maintenant, nations occidentales, si nous ne revenons pas au Seigneur notre Dieu. Déjà les cataractes du Ciel sont entr’ouvertes, et le flot vengeur de la barbarie menace de se précipiter sur nous. Mais aussi, dans notre Europe, toute chair n’a-t-elle pas corrompu sa voie, comme aux jours de Noé ? N’avons-nous pas conspiré de toutes parts contre le Seigneur et contre son Christ ? N’avons-nous pas crié comme les nations impies dont parle le Psalmiste : « Brisons leurs liens, et rejetons leur joug loin de nous » (1) ?

Tremblons que le moment ne soit venu, où, en dépit de notre orgueil et de nos fragiles moyens de défense, le Christ irrité, à qui seul les peuples appartiennent, « nous régira avec la verge de fer, et nous brisera comme un vase d’argile » (2). Le temps presse, profitons du conseil que nous donne le Roi-Prophète : «Servez le Seigneur dans la crainte, em- brassez sa loi, de peur que le Seigneur ne s’irrite, et que vous ne périssiez quand sa colère s’allumera soudain » (3).

(1), (2), (3), Psaume II.

ANNEXE I

« MIRACLE SUR LA VISTULE »

Publié le 11 juin 2015 par PhilippeSibiril : http://reconquetefrancaise.fr/miracle-sur-la-vistule/

Il y a 360 ans une poignée de polonais catholiques s’illustraient en défendant corps et âme un petit monastère. Ce sanctuaire de Jasna Góra devint par leur bravoure le principal sanctuaire religieux polonais mais aussi un haut lieu du patriotisme nationale.

Construit durant le bas-moyen âge, en 1382, par le duc d’Opole Lasdislas II, il subit au siècle suivant une première fois la folie des hérétiques hussites qui le pillent en 1430, le jour de Pâques. L’icône de la Vierge Noire est balafré par ces derniers en signe de provocation.

L’hérésie médiévale des hussites chassés de Pologne, une nouvelle menace pèse sur le sanctuaire. C’est celle de la Réforme de l’allemand Luther. Entre 1618 et 1648 la guerre de Trente Ans oppose les princes allemands et rois scandi- naves protestants à l’empereur catholique du Saint Empire Romain Germanique. L’extrême violence de cette guerre aux frontières de la Pologne pousse son roi à faire fortifier le sanctuaire. Un choix judicieux, le traité de Westphalie qui clôture la guerre, marque le retrait de l’empereur sur ses terres autrichiennes, privant les catholiques allemands de véritable protecteur.

Ces violences qui ont causé la mort de la moitié de la population allemande et d’Europe centrale n’ont pas lassé le roi de suède Charles X Gustave. Depuis ses nouvelles terres allemandes, il va avec l’alliance des cosaques moscovites, marcher sur la Pologne.

Le pays prit en tenaille est rapidement occupé, le roi polonais prend fuite et trouve refuge en Silésie. Seule la petite noblesse reste fidèle au roi, la haute noblesse accueille à bras ouverts les ennemis.

Le pays est en parti occupé mais un village… non un monastère d’irréductibles résiste encore et toujours. C’est le monastère de Jasna Góra qui refuse d’abdiquer face à une armée de 5 000 hommes qui vient de mettre le siège devant ses murailles.

Les temps difficiles révèlent les traitres ; le Comte de Wrezeszczewicz, suzerain du monastère ordonne aux moines d’ouvrir les portes.

Mais des temps sombres sortent aussi les héros, et le Prieur Kordecki refuse d’ouvrir leurs portes aux hérétiques et au comte félon.

Fou de rage que ses vassaux lui tiennes tête, il va piller les terres du monastère.

Le seigneur de Cracovie Warszycki, fidèle au roi, envoi au Prieur 12 canons avec lesquels il organisera leur résis- tance. Puis il fait porter les Saints-Sacrements en procession le long des murailles et des bastions. Il fait bénir chaque canon un par un, puis tous les boulets, les balles, les barillets de poudre. Le monastère est défendu par 170 soldats, 20 officiers et 70 moines, soit 260 contre plus de 5 000 hommes.

Le général Miller, commandant des troupes suédoises, va alors à trois reprises demander la réédition des défenseurs. Ses derniers à la troisième répondent en crachant le feu de leurs canons sur l’armée suédoise. La bataille dure toute la journée et se solde par l’échec des assiégeants qui se replient.

Pour montrer qu’ils ne se laisseront pas vaincre, les polonais bombardent le camp suédois pendant la nuit. Puis le lendemain il décime une bonne partie de l’artillerie suédoise qui se croyait à l’abri dans le village voisin.

Miller propose, une cinquième fois, au Prieur sa réédition, en lui garantissant la protection pour ses gens et le monas- tère. Ce dernier demande du temps pour réfléchir. En réalité, ce temps il le veut pour organiser une procession et une cérémonie. Puis il fait donner sa réponse au général ; il n’a qu’un roi et celui-ci est Jean II Casimir de Pologne.

Furieux les suédois lancent trois jours d’assaut continus sur le monastère.

Le troisième jour, au cœur de la bataille, un chant pieux est entonné depuis le monastère. Ce chant couvre les rugis- sements de la bataille. Les assaillants comprennent que pour briser l’ennemie il faut détruire ce qui fait leur force, il faut détruire leur foi. Ils concentrent tous leurs tirs sur la chapelle où se trouve l’icône de la Vierge Noire. Mais pendant des heures, aucun boulet n’atteint sa cible, et lorsque enfin un touche la chapelle, par miracle il rebondi sur le toit et part s’exploser sur les troupes suédoises ! Dépités ils battent en retrait et mettent fin à l’assaut.

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Au côté du Prieur différents hommes vont faire figure d’héroïsme. Le commandant de Kiev, sir Piotr Czarniecki va prouver sa vaillance dans ce conflit. Avec un petit groupe de soldat monté, il charge dans la nuit le camp des protestants. Ils tuent le commandant d’artillerie ennemie ainsi que de nombreux soldats et officiers. Ils arrivent même par l’occasion à voler deux canons ennemis. Dans la panique les suédois entre dans la zone de tire polonaise qui n’hésite pas de les couvrir de plomb. Aucun polonais n’est mort dans l’affrontement tandis que les pertes ennemies sont grandes.

Miller réclame à ses supérieurs des renforts. Entre temps il va chercher à gagner le monastère en préservant ses hommes. Il envoi successivement nobles et clerc polonais pour réclamer aux défenseurs de déposer les armes.

Le Prieur Kordecki de peur que la félonerie qui à gagner le pays ne se repende dans le monastère et pousse ses con- frères à se rendre. Il leur fait jurer à tous de défendre le monastère jusqu’à la dernière goute de leur sang. Il a aussi bon espoir d’avoir lui aussi quelques renforts, il faut alors gagner du temps. Deux moines sont envoyés pour étudier les pro- positions de paix du général Miller.

Profitant d’un armistice les troupes suédoise avancent leur position, les défenseurs mettent alors fin au cessez-le-feu en les bombardent. Les scandinaves doivent à nouveau battre en retraite.

Le Prieur fait savoir à Miller qu’il accepte une reddition si elle est négociée avec le roi Gustave en personne. Il s’agit d’une nouvelle ruse pour gagner du temps, car le Prieur sait que le roi est loin.

Voulant vaincre les assiégés par la guerre psychologique, Miller envoi Piotr Sladowski, un noble capturé, pour les convaincre de se rendre. Mais ce dernier les exhorte à ne pas le faire. Il leur fait état de la situation essoufflée des sué- dois, de leurs exactions, des pillages d’église, des meurtres de prêtre, et des viols de femme.

Miller a reçu ses 6 canons et 200 hommes en renfort, mais les polonais sont ragaillardis par la nouvelle qu’une armée Tartare s’est jointe au roi Casimir.

L’hiver arrivant, les suédois ont le malheur d’allumer des feux dans la nuit, devenant de parfaite cible pour les canons polonais.

Sur le modèle de Piotr Czarniecki, Sir Stfan Zamoyski décide de prouver sa valeur dans la défense du monastère. En plein jour cette fois il part avec un nouveau groupe de cavalier charger le camp protestant. Il détruit deux canons et ne subit qu’une seule perte. Cette excursion accorde aux défenseurs deux jours de trêve, tandis que les suédois soignent leurs blessés et entèrent leurs morts.

Mais Noël approchant, c’est cette fois au tour du Prieur Kordecki d’aller demander une trêve au général Miller. Ce dernier refuse et lance le 25 décembre un assaut massif. Mais les suédois ne parvenant pas à prendre le monastère s’essouffle, les polonais alors peuvent reprendre les commémorations de la Nativité. Les chants font penser aux suédois confus que les polonais fêtent leur victoire, et alors quittent leurs positions !

Depuis leur campement les suédois sentent l’odeur de nourriture du festin sortant du monastère. Les protestants ima- ginent alors que les réserves de vivre et de détermination de leurs ennemis sont encore grandes. Le lendemain, au 40ème jour, ils lèvent le siège.

Après sa reconquête du pays, le roi Jean II Casimir consacre à la Pologne, Notre Dame de Jasna Góra « Reine de Pologne » en 1656. Le monastère devient le cœur religieux du pays. Sous les longs siècles d’occupation prussienne, russes et autrichiennes, il est le symbole de l’unité du peuple polonais.

Au XIXème siècle alors que la Pologne retrouve son indépendance, elle est à nouveau menacée. En 1920 l’immense Armée Rouge soviétique envahi le pays. L’épiscopat se réunit alors à Jasna Góra et renouvelle la consécration à la Vierge. C’est ainsi qu’à lieu le « miracle de la Vistule », la petite armée polonaise écrase et repousse l’immense horde rouge.

Et demain, le monastère sera-t-il le point de départ de la Reconquête ?

ANNEXE II

LE MIRACLE DE L’ÎLE-BOUCHARD

https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2015/08/20/le-miracle-de-lile-bouchard/

Contrairement à ce que son nom pourrait faire croire, l’Île-Bouchard n’est pas une île, c’est une commune française en pleine terre, en Touraine. Elle se trouve sur une rivière et une partie de la commune est située sur une île dans le lit du fleuve, d’où son nom.

Passée cette précision, passons au miracle. En décembre 1947, la Sainte Vierge apparu à des fillettes de ce village en leur demandant de prier pour la France « qui est en grand danger ». Ces fillettes lui obéirent et y entraînèrent tout leur village, et ainsi, ils sauvèrent la France d’une prise de pouvoir insurrectionnelle par les communistes. Voyons quelle était la situation avant les apparitions :

Novembre 1947. La révolution gronde en France. Le pays est au bord de l’abîme : faillite économique due à une ges- tion calamiteuse de l’après-guerre, impuissance des pouvoirs publics, grèves à caractère insurrectionnel dans un climat international de guerre froide, tout est prêt pour le Grand Soir que les communistes attendent depuis 1917, en France depuis 1944.

Le maire communiste d’une ville ouvrière du Gard en témoigne : « Les grèves de 1947-1948 ont été terribles. C’était une lutte armée. Les mineurs avaient gardé l’esprit maquisard. Ils avaient de vieux fusils et des bâtons. Nos gars rêvaient toujours à la libération ; ils croyaient que la révolution allait venir. Pour nous, les responsables du Parti, c’était très difficile de contenir nos camarades. Ils étaient prêts à tout foutre en l’air. Les socialistes étaient au ministère. » (cité par Domi- nique Desanti, L’année où le monde a tremblé, 1976, p. 336)

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[…] Que l’Immaculée soit intervenue en 1947 dans nos affaires politiques remet en cause l’agnosticisme de notre his- toire officielle et le laïcisme bétonné de notre État républicain. Car les faits sont là. […]

« L’ANNÉE TERRIBLE »

Tout le monde parle du « coup de Prague » du 21 février 1948, où les Soviétiques s’emparèrent de la ville par la force, remettant dans le camp communiste la Tchécoslovaquie qui avait tenté de s’en évader. On sait moins qu’un autre coup se préparait en France, un an plus tôt. Les Soviétiques disposaient alors en effet dans notre pays de 1 500 à 2 000 cadres à leur solde, ce qui leur permettait de lire à livre ouvert chez nous (L‘espionnage soviétique en France, P. de Vil- lemarest, NEL, 1971, p. 69).

De 1943 à 1947, le parti communiste a consolidé son dispositif de double pouvoir : au gouvernement et dans le pays. Inlassablement, il a renforcé ses structures et amélioré son encadrement. « Il domine la CGT, force primordiale du syndi- calisme français. Il a placé ses hommes dans les entreprises nationalisées. Il dispose d’une presse nombreuse, n’est pas dépourvu de moyens financiers, ni d’armements, car peu d’armes ont été rendues après la Libération. » (Le parti com- muniste veut-il prendre le pouvoir ? Jean-Jacques Becker, 1981, Seuil, p. 189)

Le 5 mai 1947, cinq ministres communistes sont renvoyés par le socialiste Ramadier, pour avoir « trahi » la solidarité gouvernementale, en refusant de voter des crédits pour l’Indochine et en critiquant sa politique anti-inflationniste. C’est la fin du tripartisme et le commencement des troubles sociaux. L’impuissance de l’État provoque la montée en puissance des forces révolutionnaires, par syndicats et partis interposés.

Le ravitaillement devient de plus en plus difficile. La ration quotidienne de pain est réduite à 250 grammes en mai, puis à 200 grammes en août. Les prix des denrées alimentaires flambent. Le pays ne vit plus qu’en achetant des céréales et du charbon aux États-Unis, liquidant pour cela ses dernières réserves monétaires. Le déficit de la balance commerciale a doublé en deux ans. Les caisses sont vides : le stock d’or est passé de 1 600 tonnes en 1944 à 400 en décembre 1947.

William Clayton, sous-secrétaire d’État américain au Trésor, envoyé par le président Truman pour évaluer la situation en Europe, revient effrayé de sa mission. Le plan Marshall est alors proposé le 5 juin « contre la faim, la misère, le dé- sespoir et le chaos ». L’Union soviétique refuse de s’y associer, accentuant sa mainmise sur les pays d’Europe centrale et s’engageant dans une nouvelle étape de réarmement. C’est le début de la guerre froide.

Le PCF, qui entend revenir au pouvoir, hésite encore à s’engager dans la lutte contre le gouvernement. Mais, du 22 au 28 septembre, une réunion secrète des représentants des neufs partis communistes européens à Sklarska Poreba en Pologne, permet au Kominform, bureau de propagande du communisme international, de les reprendre en main. « Le monde, leur explique Jdanov, est désormais divisé en deux camps antagonistes. Plus aucune alliance n’est possible avec les autres partis de gauche. Il faut combattre à fond le nouvel ennemi : l’impérialisme américain. » Les communistes français, accusés d’avoir cédé au « crétinisme parlementaire » (!) et « oublié » de prendre le pouvoir en 1944, doivent faire leur autocritique.

Le 2 octobre, au vélodrome d’hiver, Maurice Thorez, s’exécute et déclare que le moment est venu « d’imposer un gouvernement démocratique où la classe ouvrière et son parti exercent enfin un rôle dirigeant. Il faut que ça change ! » Les troupes sont prêtes.

L’AUTOMNE DE TOUS LES PÉRILS

Les grèves s’intensifient alors dans tout le pays. De violents affrontements éclatent le 12 novembre à Marseille, dans le bassin minier du Nord trois jours plus tard. En quelques jours, le pays entier est paralysé par trois millions de grévistes. Plus de transports. Des sabotages se multiplient çà et là. Des groupes armés surgissent. Tout est prêt pour la révolution. Comme en Espagne en 1936. […]

Le 19 novembre, Ramadier démissionne en pleine crise. À défaut de Blum qui n’obtient pas l’investiture de la Chambre, c’est au modéré Robert Schuman que Vincent Auriol s’adresse pour former un gouvernement. Au fond, le pré- sident de la République n’est pas mécontent que ce soit un démocrate chrétien qui monte au créneau pour affronter les grévistes et « sauver la République ». Schuman est assisté, à l’Intérieur, par le socialiste Jules Moch, énergique et dé- terminé, mais qui ne cache pas que la situation est désespérée, vu le peu de moyens en forces de l’ordre dont il dispose.

George Marshall écrit à Truman : « Je me fais beaucoup de souci à propos de cette lutte pour le pouvoir en France. Thorez vient de rentrer de Moscou ; le Kremlin lui a promis du blé. Nous risquons de perdre la France. Les deux pro- chaines semaines seront cruciales. Il faut tout faire pour empêcher un coup d’État communiste. » Et l’ambassadeur américain à Paris de renchérir : « La grève générale en France est supervisée par un agent spécial du NKVD. Les communistes jouent le tout pour le tout. » (Nerin Gun, Les archives secrètes américaines, t. II, 1983, p. 115)

Le 27 novembre est créé un CONSEIL NATIONAL DE GRÈVE, composé exclusivement de cégétistes aux ordres de Moscou. Le lendemain, la nouvelle de la mort accidentelle du général Leclerc, en inspection en Afrique du Nord, cons- terne le chef du gouvernement : « Encore cela ! » soupire-t-il. Le 29 novembre, des débats s’ouvrent à la Chambre sur le vote des mesures à prendre d’urgence. À peine Schuman a-t-il pris la parole que des vociférations s’élèvent de l’extrême- gauche : « Vous avez soif de sang », hurle un député communiste. « Salaud ! Chien couché ! Officier boche ! » crie Du- clos. Les insultes pleuvent, tandis que les députés communistes, par d’interminables discours et amendements, s’efforcent pendant quatre jours de retarder le vote. Dans le pays, l’agitation semble se développer suivant un plan stra- tégique préparé d’avance.

Dans la nuit du 2 au 3 décembre, l’express Paris-Tourcoing déraille aux environs d’Arras. L’enquête révèle un attentat communiste. Le bilan effraye l’opinion : vingt-quatre morts et une trentaine de blessés. Le 4 décembre, les R. G. de

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Tours font état d’un projet d’insurrection pour le 10. (L’année 1947, sous la direction de Serge Berstein et Pierre Milza, 2000, p. 396).

Pour donner le change, on négocie au sommet. Le dimanche 7 décembre, le bureau de la CGT au complet se rend chez le ministre du Travail, Daniel Mayer, qui propose l’octroi d’une prime de 1500 francs à tous les salariés. Mais le dé- légué général Benoît Frachon refuse l’accord et transmet à ses troupes le mot d’ordre : « Tout est rompu, grève générale demain. »

Dans la nuit du 7 au 8 décembre, le Président du Conseil, Jules Moch, alors responsable du gouvernement, marchait de long en large dans son bureau, ne sachant plus comment limiter les dégâts. Or, c’est dans cette nuit que les premiers signes d’apaisement commencèrent.

Le lendemain, la Sainte Vierge intervenait en personne, dans un petit village perdu de Touraine : L’Ile-Bouchard. Au moment où des catholiques « engagés » rêvaient de réformes de structures et de militance syndicale au coude à coude avec les communistes, le Ciel se manifestait dans une vieille paroisse de Chrétienté, tenue par un excellent prêtre qui avait trois amours dans le cœur : sa paroisse, la Très Sainte Vierge et l’Eucharistie, comme l’a établi un colloque tenu en décembre 2004 à L’Île-Bouchard. (Le message de L’Île-Bouchard, mémoire et espérance, p. 75-113).

C’est dans ce cadre traditionnel, paroissial, familial, que sortit le salut de la France.

C’est à ce moment là, le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, que la Sainte Vierge apparu à des fillettes de ce village. Elle leur demanda de prier pour la France « en grand danger ». Je ne m’attarderai pas sur le détail des appari- tions : ce n’est pas mon propos, il ne s’agit ici que de prouver le miracle. Disons seulement que durant la semaine, ces fillettes sont prié, d’abord seules, puis en y entraînant leurs camarades de classe, puis tout leur village et qu’à l’issu de cette semaine, le risque d’insurrection disparu. Pour ce qui voudraient en savoir plus, je les invité à lire cet article1 d’où est d’ailleurs tiré la majorité de l’article que vous lisez actuellement, ainsi que cette vidéo2 de témoignage d’une des fil- lettes. Je rapporterai seulement quelques éléments qui prouve la réalité de l’apparition :

1° l’une des filles ayant d’assez importants problèmes d’yeux fut intégralement guérie de manière scientifiquement inexplicable,

2° c’est « comme par hasard » à partir du moment où les fillettes ont commencé à prier que le risque recula et

3° à l’issu de ce sauvetage de la France, un agent du ministère de l’intérieur dit au curé du village : « ce sont vos pe- tites qui ont sauvée la France ! »

Voyons maintenant comment la situation se calma et le spectre de l’insurrection disparu à la suite de ces prières :

LE JOUR OÙ LA GRÈVE RECULA

Ce même 9 décembre [ndlr : soit le lendemain du jour où seulement quatre fillettes avaient commencé à prier], à la stupéfaction générale, le Comité national de grève de Paris donnait l’ordre de reprendre le travail : « Il faut regrouper et rassembler nos forces pour les combats futurs qui seront rudes. Nous prenons la responsabilité de donner l’ordre de repli général. » Le revirement fut aussi brusque qu’imprévu. La veille encore, on exhortait les grévistes à « tenir et vaincre », puis brusquement, sans les consulter, l’ordre était donné de cesser la grève.

« Cet aveu de défaite étonna le gouvernement. Lorsque, la veille au soir, Jules Moch en avait été informé par Vidal, directeur des Renseignements généraux, il n’avait pas pu y croire. Lorsque, dans le Nord, les responsables communistes l’apprirent, ils refusèrent eux aussi de l’admettre. Annoncée à la radio, la nouvelle fut publiée dans le journal communiste local Liberté. Les syndicats prétendirent alors qu’il s’agissait d’une fausse édition de Liberté imprimée par les soins de la préfecture et de la Direction des Houillères. Il leur faudra deux jours pour se rendre à l’évidence. » (G. Elgey, La Répu- blique des illusions, 1993, p. 465)

Il est curieux de voir comment chacun des protagonistes met en avant sa propre interprétation : pour les démocrates chrétiens, c’est la calme assurance de Robert Schuman, pour les socialistes, c’est la détermination de Jules Moch, qui ont fait reculer les grèves. Les communistes, qui ne fournirent aucune explication sur le moment, expliquèrent ensuite que de nouvelles consignes arrivées de Moscou avaient désavoué des grèves qui avaient éclaté plus tôt que prévu et qui avaient « dérapé » de leur objectif initial : la lutte contre l’hégémonie américaine et le plan Marshall.

« Il n’y eut pas de ces « queues de grèves » si difficiles à résorber, comme si tous les participants avaient été con- vaincus (consciemment ou inconsciemment) du dérapage qui s’était produit, qu’il n’y avait plus qu’à tirer un trait sur une aventure malheureuse, et tâcher de l’oublier. Ce que fit l’historiographie communiste. » (Jean-Jacques Becker, op. cit., p. 235)

Pour nous, nous n’hésitons pas à voir dans la conjonction des événements surnaturels de L’Île-Bouchard avec la fin de la grève générale la marque d’une intervention déterminante de la Sainte Vierge, ce qui exclut pas qu’elle se soit ser- vie de causes secondes.

1 http://www.salve-regina.com/salve/Notre-Dame de l%27Ile-Bouchard

2 https://www.youtube.com/watch?v=GG04aR2DTD8

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